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14.07.2008
Rencontre avec Jean-Luc Manoury, Secrétaire départemental de Meurthe et Moselle sur Nations Presse Infos
NPI : Jean-Luc MANOURY, bonjour
Pouvez-vous vous présenter ?
Bonjour à vous et merci de me recevoir cher Jacques !
J’ai 49 ans, je suis marié et j’ai 3 enfants. Après des études à la faculté de droit de Rouen (Deug) j’ai effectué mon service militaire comme militaire du rang puis je me suis engagé comme sous-officier dans l’Arme Blindée Cavalerie (de 1981 à 2001) dans différentes garnisons : HAGUENAU, LAON, STETTEN AM KALTEN MARKT, MOURMELON. La réussite au concours des emplois réservés m’a permis de rejoindre la ville de Nancy où depuis février 2001 je suis fonctionnaire au ministère de la défense. Autant dire que je suis sensible au livre blanc sur la défense qui entérine la réduction des capacités militaires de la France et opposé à ceux qui comme Nicolas SARKOSY vendent l’armée française en viager. Je suis aussi Vice-président d’une association patriotique en Meurthe et Moselle et un écologiste de droite convaincu (administrateur de l’Agence Régionale de l’Environnement en Lorraine et du Parc Naturel Régional de Lorraine). Normand de naissance mais Lorrain d’adoption, je suis profondément attaché à cette terre et ne me lasse pas de la découvrir lors de randonnées pédestres sur la colline de Sion, « la colline inspirée »de Maurice Barrès ou à gravir les nombreux sommets des Vosges. Je suis Conseiller Régional de Lorraine depuis mars 2004 et membre du Comité central suite au dernier congrès.
NPI : Quel a été votre parcours politique ?
Originaire d’une famille de gauche puisque mon père, ancien résistant, enseignant, était un adhérent du PS, ami de Pierre BEREGEVOY et de Laurent FABIUS.
Dès l’âge de 16 ans, je me suis senti profondément de droite, aimant avec passion la France, en éprouvant l’impérieuse nécessité de défendre les intérêts supérieurs du pays. J’ai adhéré au Front de la Jeunesse, puis un an plus tard, à 17 ans, au parti des Forces Nouvelles ce qui m’a permis de rencontrer Maître Jean-Louis TIXIER-VIGNANCOUR. Le PFN voulait incarner une ligne « plus moderniste » en voulant travailler avec « les éléments droitiers de la majorité ». Derrière les apparences et les bonnes intentions il y avait la triste réalité d’un « parti servant le système ». Je vais vous citer deux exemples. D’une part en 1981, j’ai été convoqué à notre siège boulevard de Sébastopol pour une « mission secrète » en recevant pour objectif de démarcher les maires pendant quinze jours (tous frais payés) pour Marie- France GARAUD. En effet Pascal GAUCHON notre candidat à la présidence de la République, n’arrivait pas à obtenir les parrainages nécessaires à sa candidature comme d’ailleurs Jean-Marie LE PEN. D’autre part pendant cette même campagne de 1981, j’ai effectué le service d’ordre « grassement payé » avec 150 de mes camarades pour le candidat Giscard d’Estaing responsable du regroupement familial au motif qu’il fallait renflouer les caisses du mouvement. Profondément dégoûté par cette conception de la politique, après 3 ans de militantisme (1978-2001), je n’ai pas renouvelé mon adhésion et j’ai effectué mon service militaire. Je me suis engagé dans l’armée française en étant en réserve de la politique pendant 19 ans. En 1999, ému par le discours du président Jean-Marie LE PEN lors de la fête des B.B.R j’ai décidé de reprendre du service pour la France et bien qu’étant toujours tenu par l’obligation de réserve, j’ai adhéré au seul mouvement national qui à toujours su garder le cap sans vendre son âme : le Front National. Depuis 2001 date de mon retour à la vie civile, je suis candidat à toutes les élections. Tête de liste pour la Meurthe et Moselle, derrière Thierry Gourlot conduisant la liste pour la Lorraine, le résultat au 1er tour fut de 17,29 % et le 29 mai 2005 pour le NON à la constitution une campagne intensive de terrain à permis d’obtenir 56, 85 % (meilleure progression en Lorraine par rapport à Maastricht) et par exemple aux dernières cantonales de mars 2007 dans le canton de Lunéville j’ai obtenu 11,53% (1089 voix) contre 10,65% (985 voix) en 2001. Le FN est toujours bien vivant !
NPI : Vous êtes Secrétaire départemental de Meurthe et Moselle, pouvez vous nous faire un point de la situation politique en général et du FN dans ce département ?
Effectivement après avoir été Secrétaire Départemental adjoint de juin 2001 à juin 2004, le bureau politique et Jean-Marie LE PEN m’ont nommé Secrétaire Départemental en Juin 2004. Un très grand honneur mais une très lourde responsabilité et j’en profite pour remercier toute mon équipe départementale avec laquelle nous nous évertuons à dynamiser l’action du Front National, à faire progresser le nombre de nos adhérents et à réagir à l’actualité locale malgré l’omerta de la presse locale.
La lorraine comprend 4 départements : La Meurthe et Moselle, la Meuse, la Moselle, les Vosges.
Mon département est le deuxième plus peuplé et c’est aussi le plus à gauche car depuis 10 ans, nous avons un président socialiste au conseil général : Michel DINET, qui est au hit-parade de l’augmentation de la fiscalité locale tous départements confondus sur la période 2004-2007. Sur 44 conseillers généraux nous avons le triste record d’avoir aussi 8 conseillers généraux communistes ou apparentés, essentiellement dans « le pays haut » ainsi qu’une sénatrice communiste sur 4.
La Lorraine a perdu 15,7% de son emploi industriel depuis 2000 soit 26000 postes et mon département est aussi touché comme par exemple, avec la fermeture, programmée, de l’usine Kléber à Toul en 2009 avec à la clef 826 emplois.
La gauche et l’extrême gauche surfent bien entendu sur la misère sociale, et la fausse droite , représentée par André ROSSINOT, le maire radical de Nancy, franc-maçon notoire, un personnage tout en rondeur et la très ambitieuse Nadine MORANO secrétaire d’état à la famille très proche du président SARKOSY, promet de faire demain pour l’emploi et le pouvoir d’achat ce quel n’a pas fait hier.
NPI : Vous êtes élu au Conseil Régional de Lorraine, votre groupe a perdu 2 membres, FERRIER et WAGNER, que s’est il passé ?
La liste régionale conduite par Thierry GOURLOT en mars 2004 avait obtenu 9 élus et deux d’entre eux faisant fi de leur engagement moraux et financiers ont quitté le groupe FN à qui ils doivent leur mandat en ne reversant plus leur quote-part d’élus. François FERRIER et Jean-Philippe WAGNER sont victimes du « syndrome de la mongolfière » c’est-à-dire la tête qui enfle de façon démesurée. De petits « notables de province », ils s’imaginent maintenant avoir un destin national en rejoignant le bureau exécutif du groupuscule de la Nouvelle Droite Populaire dont l’affiche me rappelle à bien des égards le PFN avec notamment la victoire de Samothrace. A ma mémoire résonnent les paroles des Lansquenets que nous chantions au coin du feu. :
« Que nous font injure et horions, faïlala
Un jour viendra où les traître paieront, faïlala »
NPI : Quel est votre sentiment sur la création de nouveaux partis politiques au sein du courant national ?
Toute tentative de division et de création de nouveaux partis est vouée à l’échec parce qu’elle n’a pas de fondement idéologique ni de base sociologique et n’est l’œuvre que d’individualités qui veulent flatter leur égo ou satisfaire de vieilles rancunes tenaces. J’observe que « ces personnalités » ne doivent souvent leur « aura politique », leur mandat électoral (ancien ou présent) au seul Front National. Le renouveau de la droite nationale passera par le Front National qui est le mouvement le plus performant dans notre famille politique.
NPI : Quel est votre plus mauvais souvenir en politique et votre plus grande joie ?
Ma plus grande joie est bien sur le 21 avril 2002 ou j’étais à la préfecture de Nancy à l’annonce des résultats me permettant de voir les mines déconfites des politiciens du système tous unis contre « l’hydre du fascisme » et mon plus mauvais souvenir est l’hystérie collective , entre les deux tours, indigne « du pays des droits de l’homme ».
NPI : Avez-vous une anecdote à nous raconter ?
Bien sur ! Le 22 avril 2006 au stade de France avait lieu la finale de la coupe de la ligue entre Nancy et Nice avec une très belle victoire de la ville ducale lorraine. Avec ma fille caroline, nous avions assisté au match et à l’issue dans l’attente de notre train nous avons dîné dans une brasserie gare du nord. Henri EMMANUELI, l’ancien trésorier du PS dans l’affaire URBA avec trois personnes s’attablent à proximité de nous. Je lui sollicite une dédicace en lui disant que mon père était socialiste. Il le fait de bonne grâce et je lui dis que moi-même je fais de la politique, que je suis un élu de la république mais que je n’ai pas les mêmes opinions que mon père. Tout sourire, il me demande : ” tu es dans quel parti ?”, et moi de lui rétorquer : “au Front National !”. Le sourire s’est figé et il a dit : « non ce n’est pas possible même le fils d’un socialiste ». Enfin, ce 22 avril, j’avais vengé, à ma manière, notre président Jean-Marie LE PEN.
NPI : Internet est de plus en plus présent dans le combat politique
Qu’en pensez vous ?
Face à l’omerta de la presse à notre égard c’est un formidable outil contre la désinformation de la pensée unique et j’en profite pour louer votre travail exemplaire et votre réactivité dans ce domaine qu’il s’agisse de “Paroles de France”, de votre blog personnel ou de “Nations Presse Info”.
Votre nomination comme responsable national de « l’observatoire et de la riposte internet » n’est que la juste récompense de vos compétences mais je voudrais également ajouter que si internet est un moyen pour le combat national rien ne remplace le terrain, le contact physique avec notre électorat. Il ne faut pas que le militantisme virtuel remplace le militantisme réel !
NPI : Avez-vous un blog ?
Oui jl-manoury.blogspot.com
NPI : De qui vous sentez vous le plus proche politiquement ( homme ou femme , contemporain ou non)
Comme je le dis souvent, je ne suis pas LEPENOLATRE mais LEPENOPHILE et en servant loyalement le père aujourd’hui, j’espère servir demain sa fille Marine.
NPI : Votre conclusion ?
Je vous livrerai la citation de guillaume d’orange « là ou il y a une volonté, il y a un chemin ».De petit mouvement patriotique né dans le grand désarroi de mai 1968, le Front National est devenu un mouvement incontournable et il va reprendre sa marche en avant avec tous les patriotes sincères qui n’abandonneront jamais pour la France et les Français d’abord.
Amitiés à tous les internautes de la famille nationale et à ceux qui vont nous rejoindre.
10:38 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note




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